Le B'ath et la foi Michel Aflaq souligne que le mouvement b'ath est un mouvement spirituel. La nation arabe ne peut pas vivre sa résurgence avant d'avoir réuni plusieurs conditions. La foi est la plus importante de ces conditions.
« Seuls les croyants peuvent nous comprendre, ceux qui croient en Dieu. Nous ne prions pas avec ceux qui prient. Nous ne faisons pas al saum, avec ceux qui le font. Mais nous croyons en Dieu, car c'est une nécessité spirituelle que nous ressentons... nous avons obtenu cette foi par nos propres douleurs et aspirations... nous ne l'avons pas obtenu en héritage ou par imitation ».
Michel Aflaq et la foi « Si aujourd'hui, la terre nous était proposée, si l'on nous proposait l'Etat Arabe Uni et, dans cet Etat, la réalisation de tous nos buts (l'unité, la liberté, le socialisme) et si on nous disait : 'voilà tout ce que vous avez toujours désirez, sauf la foi », alors en ce cas, nous préférerions rester divisés, nous préférerions que notre patrie reste occupée et oppressée et ainsi, à travers la lutte, les combats, et les douleurs nous redécouvrirons notre foi, qui est notre vérité humaine, qui ne peut être ni mesurée ni exprimée. Cette foi qui est dans les profondeurs de chaque...
Le nationalisme et l'islam Michel Aflaq dit qu'on ne peut pas comparer le nationalisme et l'islam, parce qu'ils sont tous les deux d'une même nature et qu'on ne peut comparer entre elles que les choses qui sont de natures différentes : « Si l'on oublie la forme et que l'on regarde l'essence, et si l'on appelle les choses par leurs vrais noms, on peut remplacer le mot 'nationalisme' par le mot 'arabisme et le mot 'religion par le mot 'islam ; alors nous verrons la question sous un angle différent. L'islam dans sa pure vérité s'est développé au coeur de l'arabisme. Il est devenu la meilleure expression...
« L'islam est un mouvement arabe, dont le but fut le renouvellement de l'arabisme et l'achèvement de sa complexité ». L'islam et le nationalisme : « une seule et même force » « L'Europe a toujours eu peur de l'islam. Mais aujourd'hui, elle sait que la force de l'islam s'es-t incarnée dans un autre phénomène, celui du nationalisme arabe' L'Etat Arabe sera la symbiose du nationalisme et de l'islam. Aflaq appelle les chrétiens à accepter l'islam : « … à l'heure de leur réveil nationaliste, les chrétiens reconnaitront l'islam comme leur culture nationale. Ils doivent s'en imprégner, ils doivent le...
Le B'ath et la laïcité En 1951, Michel Aflaq déclare que la base de l'Etat b'athiste doit avoir deux composantes, le nationalisme arabe et la perception spirituelle et que « la laïcité b'athiste va libérer la religion des exigences de la politique et des formalismes. Elle lui permettra de combler les vides dans la vie des individus et de la société. (La laïcité b'athiste) lui permettra d'obtenir la puissance nécessaire à la résurgence de la nation ».
Salah al Beitar dit : « Parmi les principales caractéristiques de la période de la construction du (parti) b'ath, il y avait le fait que les étudiants portaient le poids le plus grand de la lutte contre le colonialisme et la régression. A l'époque ils formaient une force vivante et combattante de la Syrie. Ils étaient aussi le facteur principal de travail nationaliste. Pour ces raisons ils avaient un rôle très important dans les luttes nationalistes et les luttes pour la liberté contre la colonisation française ».
Sur la notion de liberté, Salah al Beitar écrit en 1946 : « Le mouvement B'ath arabe est basé sur le respect de la liberté, jusqu'à l'adoration, car nous considérons la garantie des libertés comme une condition nécessaire à la résurgence arabe, et une base pour la construction de la patrie arabe ».